1642 cola : si cher qu’il ramasse la poussière

Comprenez-nous bien : ici chez DepQuébec, nous avons un gros penchant pour les produits québécois. Nous les aimons intensément, nous les achetons et nous les goûtons. Et bien entendu, qui aime bien chatie bien.

Tout cela pour vous dire que nous sommes au mieux perplexe, au pire carrément confus, par rapport à ce produit qui s’appelle 1642 cola, un cola produit chez nous, ou plutôt « icitte » comme le dit si bien l’étiquette.

D’entrée de jeu, c’est un beau produit très sympathique : la bouteille, l’étiquette, la marque (1642, l’année de fondation de Montréal) sont très chouettes et il a vraiment tout pour séduire le public francophone à tout le moins.

L’étiquette du produit est superbe et c’est sans contredit une belle réussite de marketing.

La petite entreprise derrière ce produit a également su faire parler d’elle : l’entrepreneur a notamment passé à l’émission Les Dragons de Radio-Canada et obtenu une participation de la part de trois dragons.

Aussi, récemment, elle signait une entente avec la compagnie Lassonde pour assurer la distribution de sorte qu’on le retrouve maintenant dans un nombre grandissant de points de vente.

Donc, un bel engouement, une belle originalité, de la créativité à revendre.

Le seul hic est le prix.

La bouteille de 341 ml de 1642 Cola se vend près de 3 $ l’unité, ou 2,50 $ en rabais, tel que vu chez IGA (voir photo). Cela revient donc à 73 cents le 100 ml.

Mais qu’est-ce qu’il y a dans ce breuvage? Le goût est proche du Coca-Cola, avec un peu moins de sel et d’effervescence. On y vante la touche d’érable mais le produit étant tellement sucré, il n’est pas évident à détecter.

Si on compare ce produit avec du Coke, sur l’étiquette, c’est pareil. Les deux sont fait d’eau et de 40 grammes de sucre environ, avec plus de sel pour le Coke.

La valeur nutritive de 1642 ressemble à s’y méprendre à du Coke : de l’eau, environ 40 grammes de sucre et moins de sel.

Sauf qu’une caisse de 12 canettes de 355 ml de Coke se détaille 4,99 $ en spécial, soit 0,12 cents le 100 ml. Le cola 1642, même en spécial, est donc six fois plus cher que son rival!

De sorte que 10 $ pour quatre petites bouteilles, c’est payer très cher pour une boisson sucrée et à peine gazéifiée.

On a beau dire qu’il s’agit d’une boisson sucrée « haut-de-gamme », il demeure que c’est avant tout de l’eau avec du sucre, tout simplement.

Le problème aussi est que le produit est si cher qu’il ne sort pas des grandes surfaces. Et comme il ne sort pas, il ramasse la poussière. Et plus il y a de poussière dessus, moins il ne sort (le cercle vicieux de la poussière… ce serait un beau titre de livre de marketing).

Voici les bouteilles de 1642 Cola telles que nous les avons achetées pour les besoins de cet article. Un produit si cher qu’il ne sort pas de son étalage et ramasse la poussière, ce qui est loin d’être attirant. Les employés d’un supermarché ont naturellement bien d’autre chose à faire que d’épousseter les produits qui ne trouvent pas preneur.

Nous encourageons donc fortement cette entreprise sympathique et dont nous souhaitons le succès, à considérer deux options : soit de développer une version plus raisonnable sur le plan du prix qui va leur permettre de rivaliser un tant soit peu avec leurs concurrents comme Pepsi et Coke, ou soit d’exporter en Suisse, à Monaco ou dans les pays arabes, des marchés reconnus pour leur clientèle fortunée.

DepQuébec

Cet article est rédigé par DepQuébec, le premier portail web au Québec de l'industrie des dépanneurs. / This article is written by DepQuebec, the first web portal devoted to the Quebec depanneur industry.

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