C’est confirmé : une surtaxe sur les boissons sucrées ferait chuter les ventes de 50 %

Depuis le 1er janvier dernier, la ville américaine de Philadelphie a mis en vigueur, dans la controverse, une surtaxe majeure sur la vente de boissons sucrées équivalent à 1,5 cent par once de produit.

La surtaxe s’applique non seulement aux boissons gazeuses mais aussi aux boissons de type « diète ».

Dès la mise en place de la nouvelle taxe, les consommateurs ont été choqués par la hausse des prix. La nouvelle taxe peut en effet ajouter facilement 51 % au prix de vente initial.

Si appliquée chez nous et en tenant compte du taux de change, voici l’impact qu’elle aurait sur un 2 L de Pepsi:

  • Coût actuel (prix régulier) : 2,69 $ + 0,40 $ (TPS + TVQ) = 3,09 $
  • Coût avec une surtaxe comme à Philadelphie : 2,69 $ + (68 onces X 0,019 $ /once) = 1,29 $ pour la surtaxe, total avant taxes : 3,98 $, + 0,60 $ (TPS + TVQ) = 4,58 $
  • Ainsi, comme on le voit, le nouveau prix de 4,58 $ serait 51 % plus cher que l’ancien de 3,09 $.

Chutes des ventes et évitement fiscal

Et tandis que sommes encore épargnés, au Québec, par pareille idiotie (mais pour combien de temps?), on peut aisément anticiper les effets que cette mesure aurait chez nous au vu de ce qui se passe ailleurs.

Le premier impact serait une chute marquée des ventes.

Selon la Tax Foundation, les ventes de soda à Philadelphie ont chuté d’environ 50 pourcent sutie à l’application de la taxe. La différence de prix a incité bon nombre de citoyens de Philadelphie à utiliser les médias sociaux pour coordonner l’achat de boissons gazeuses à l’extérieur de la ville de manière à éviter la surtaxe. Donc, les dépanneurs, épiceries, supermarchés et autres perdraient la moitié de leurs ventes de cet item aux marges plus qu’intéressantes.

Ensuite, il y aurait des pertes d’emplois. On ne perd pas la moitié des ventes sans conséquence. Les embouteilleurs seraient visés en premier, mais ensuite, il est fort à parier que certains commerces écopent aussi.

Ajoutons à cela les multiples poursuites judiciaires que l’industrie des boissons gazeuses tenterait pour faire renverser la décision.

Finalement, comme on le voit à Philadelphie, les revenus de taxes seraient fort probablement en-dessous des attentes, car les ventes vont tellement chuter que celles-ci ne rapporteront pas ce qui est prévu.

Tout cela pour des bénéfices vaguement escomptés sur le plan de la santé qui ne s’appuient sur aucune donnée probante. Sans compter l’aspect profondément régressif d’une taxe qui vise les plus démunis en premier.

Et comme pour le tabac, les adeptes continueraient à s’en procurer sans taxes en faisant appel à des réseaux d’acheteurs dans les provinces avoisinantes.

Tout cela pour dire que c’est tellement, tellement une mauvaise idée, cette affaire de taxe sur les boissons sucrées, qu’il faut espérer que le bon sens prévalent et que jamais cette horreur ne soit appliquée chez nous.

Laissez donc les gens boire ce qu’ils veulent!

DepQuébec

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